• FURUKAWA Hideo chez vos libraires le 31 janvier !

    Avec MF

    Ceux qui ont dévoré le magistral Alors Belka, tu n'aboies plus, précédent livre de FURUKAWA Hideo, vivent dans l'impatience jubilatoire de la sortie de son dernier ouvrage le 31  janvier, Ô chevaux, la lumière est pourtant innocente.

    Le livre est publié aux indispensables Editions Philippe Picquier et toujours précisément traduit ("transcrit" aurait-il dit) par l'ami Patrick Honnoré.

    Image cliquable vers la page du livre aux Editions Picquier:


    Tous chez vos libraires !

    A la manière d'Alice de Lire le Japon, en voici les premières lignes

    "  Il y a cette scène. Le grand frère et le petit frère. Le grand frère pose une question au petit. Imagine qu’il y a des extraterrestres. Ils sont dans leur OVNI  équipé d’une sorte d’autoradio. Quelle musique tu leur ferais écouter ? Pendant leur vol, qu’est-ce qu’ils écouteraient ? Aucune réponse ne vient à l’esprit du petit frère. Alors le grand tourne sa question autrement. Imagine qu’il y a des extraterrestres. Ils voyagent dans leur OVNI et pendant leur voyage tu aurais le droit de leur faire écouter une seule chanson des Beatles. Quelle chanson tu leur passerais ? Cette fois, le petit frère répond sans hésiter : Strawberry Fields Forever. Comme si ce titre s’imposait par rapport à tout autre. Strawberry Field était le nom d’un orphelinat en Angleterre, à Liverpool, ville côtière et port sur la mer d’Irlande. C’est donc une chanson pour les orphelins. Pas une chanson que chantent les orphelins, une chanson dédiée aux orphelins. J’avais mon atlas ouvert devant les yeux quand je me suis souvenu de cette scène. J’ai retrouvé très clairement l’émotion spécifique de cet épisode. Pas sur la carte de l’Angleterre, absolument aucun rapport avec l’Angleterre ni avec les pays occidentaux.  C’était une carte au 140 000e  et en haut de la page, à Localité, il y avait marqué : Nihonmatsu. Le bourg de Nihonmatsu était situé au centre de la carte. Mais mon regard n’était pas posé sur le centre. Je ne regardais pas le centre mais le nord-est. C’est-à-dire en haut à droite. Au bord de la Nationale 144, il y avait un endroit qui s’appelait Nos Amis les OVNI Museum. Le nom local de la Nationale 144 est Route Tomioka. Dans mon atlas, il y avait une indication en rouge : A proximité du Nos Amis les OVNI  Museum se trouvent l’Allée des OVNI et ses statues d’extraterrestres. J’avais lu. Mes yeux étaient tombés dessus, j’avais lu le nom du musée et l’indication. Et cela avait provoqué en moi le souvenir de la scène. La scène des deux frères. Un instant, il m’est apparu comme une évidence que je devais me rendre là-bas, l’instant d’après j’ai rejeté l’idée avec horreur. Qu’est-ce que j’espérais y voir ? Pendant un instant, de quoi avais-je rêvé ? De statues d’extraterrestres par terre, abattues, effondrées, en poussière ? Que tout soit détruit, et non pas épargné par miracle, en tout cas. J’ai refermé l’atlas.

    Pan ! a dit l’atlas relié. Ou Flap ! peut-être. En tout cas un bruit d’aile de grand oiseau. Je n’ai même pas vérifié si le Nos Amis les OVNI  Museum était situé dans la commune de Fukushima, ou dans celle de Kawamata, ou dans une autre ville ou village. En tout état de cause, il se trouvait au nord de Nihonmatsu. Au nord et à l’est. "

    Et les Editions Picquier vous offrent 50 pages de plus ici


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